Une cartouche de fusil à pompe grillée sur la gueule d'un ancien collabo, un shoot d'ADRENALINE à 200° injecté directement dans la petite veine qui palpite le long de ton front, une larme de joie venue d'on ne sait où, un trip à 320 km/h sur une ligne droite en plein désert, une blague cochonne dont la chute serait du Rage Against, l'extase et la paranoïa du monde qui seraient réunis en un seul et même immonde tableau, le riff de guitare parfait, un comprimé amer que tu ferais passer avec une traite de whisky irlandais, une grande claque foutue à celui qui te faisait le plus chier quand tu te balladais à l'école primaire, du psychédélisme à outrance, uniquement là pour te rappeler à quel point la vie est si moche, mais si belle, mais si moche, mais belle quand même, un grand coup de marteau sur les rotules, toute la folie, le désarroi, la joie, le psychotisme dont ton esprit est capable, le septième ciel dans ton salon, une épopée malsaine, sanglante mais dangereusement jouissive, orgasmique même, toute la violence d'un monde réunie sur une bobine de cinéma, en deux malheureuses petites heures, trois p'tits tours et puis s'en vont.
Tout ça pour quoi?
Pour qu'on te dise:
"THAT'S THE FATE"
Moi, ça me convient.